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#projettetonféminisme : la suite

Pour celles ayant manqué les projections du volet #projettetonféminisme organisé dans le cadre du 7e Congrès international des recherches féministes dans la francophonie #cirff2015, il nous fait plaisir de vous partager l’invitation suivante pertinente aux activités de #projettetonféminisme.

Arrimé au Congrès, ce volet à teneur artistique se voulait un lieu où penser le militantisme, le mouvement des femmes, les pratiques féministes, ainsi que le changement social, les questions de justice, de solidarité et d’égalité, de même que la relation femme/image et son inscription mémorielle ; un espace où les artistes interrogent les liens entre théories, créations et pratiques, un espace où Penser, Créer , Agir les féminismes. #projettetonféminisme invitait le grand public à participer à la mise en commun de lectures, de pratiques et de créations qui donnent forme aux regards critiques et aux expériences subjectives permettant d’imaginer un projet féministe de transformation sociale. Par un calendrier varié, on souhaitait mettre en valeur les créations audiovisuelles ou performatives des congressistes ainsi qu’une sélection d’œuvres soulignant le travail de réalisatrices d’ici. 

Nous désirons donner une seconde vie à #projettetonféminisme pour vous faire connaître ces œuvres qui nous amènent à réfléchir et agir. 

Éva Circé-Côté (1871-1949) : libre-penseuse montréalaise d’Andrée Lévesque

Poète, dramaturge, essayiste et journaliste sous divers pseudonymes, Éva Circé-Côté a écrit plus de 1800 chroniques dans les journaux radicaux de l’époque pour dénoncer, entre autres, les inégalités entre les sexes, l’ingérence de l’Église catholique dans la sphère politique, l’impérialisme et les deux guerres mondiales qu’elle a vécues. Féministe, libre-penseuse, elle a surtout milité pour l’éducation des filles, la gratuité de l’éducation (elle a créé le premier lycée laïc pour jeunes filles en 1908 à Montréal) et le droit au travail des femmes. Assoiffée de modernité, cette éveilleuse de conscience invite à l’action en signifiant très clairement son désir de « bouger l’inertie du système social » et s’engage pendant plus de 40 ans à participer à la formation d’une société égalitaire de savoir et de culture.

Livre disponible aux Éditions du remue-ménage

Eve Circé Côté

 

"Crée-moi, crée-moi pas" de Marie-Pascale Laurencelle

"CRÉE-MOI, CRÉE-MOI PAS" est un film documentaire lumineux d’après une idée de Geneviève Rioux qui pose un regard sur l'expérience de femmes totalement dédiées à leur art, mais qui ont également décidé de ne pas négliger la vie en périphérie de l'œuvre. Certaines femmes incomparables qui ont refusé le choix d'une existence unidimensionnelle ont brillamment réussi à réconcilier les exigences du métier d'artiste et les impératifs de la vie.  Avec Nancy Huston, Agnès Jaoui, Évelyne de la Chenelière, Valérie Blass, Anaïs Barbeau-Lavalette, Béatrice Bonifassi et plus. Réalisé par Marie-Pascale Laurencelle et co-scénarisé par Geneviève Rioux et Marie-Pascale Laurencelle, en collaboration avec Halima Elkhatabi.

Visionnez le documentaire sur Téléquébec.

crée moi pas

 

Wapikoni Mobile

Le Wapikoni est un studio mobile comme lieu de rassemblement, d’intervention et de création audiovisuelle et musicale pour les jeunes des Premières Nations et baptisé Wapikoni mobile en hommage à Wapikoni Awashish. Le Wapikoni mobile circule dans les communautés autochtones et offre aux jeunes des Premières Nations des ateliers permettant la maîtrise des outils numériques par la réalisation de courts métrages et d’œuvres musicales. À chacune de ses escales, des « cinéastes-accompagnateurs » accueillent une trentaine de jeunes participants en formation à toutes les étapes de la réalisation.

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Mémoire des femmes de Sophie Bissonnette

La réalisatrice Sophie Bissonnette a produit des capsules pour la Ligne du temps de l'histoire des femmes au Québec, créée par le RéQEF et le Conseil du statut de la femme : les bâtisseuses de la Nouvelle France (1600-1764) ; les édificatrices de la vie et des institutions sociales et culturelles (1765-1864) ; les premières luttes pour les droits civils et la reconnaissance sociale (1865-1939) ; l'élargissement de la participation économique et citoyenne. (1940-1964) ; la diversification des mobilisations féministes pour l'égalité. (1965-1989) ; la lente progression des femmes pour l'égalité de fait (1990- à nos jours).

Regardez les capsules sur Youtube à ce lien

sophie bissonnette

 

Le Commerce du sexe d’Ève Lamont 

La réalisatrice du film L’imposture récidive avec ce long métrage documentaire coup de poing sur les multiples facettes de l'industrie du sexe au Québec. Depuis une trentaine d’années et avec l’essor d’Internet, le commerce du sexe s’est développé à l’échelle planétaire jusqu’à devenir aujourd’hui une véritable industrie. Prostitution de luxe ou de rue, agences d’escortes, salons de massages, bars de danseuses, industrie de la pornographie ou tourisme sexuel... À qui profite réellement ce commerce qui fait du corps des femmes une marchandise exploitable? À travers les témoignages d’hommes et femmes qui s’affairent dans l’industrie du sexe ou qui l’ont quittée, le documentaire révèle l’envers du décor d’un nouvel esclavage des temps modernes.

Plusieurs projections cet automne à travers le Québec. (Montréal, 15 octobre ; Cantons-de-l’Est ; Cowansville, 22 octobre ; Granby, 18 novembre ; Sherbrooke, 3 décembre ; Trois-Rivières, 5 novembre ; Sainte-Anne-des-Monts, 11 novembre ; Rimouski, 12 novembre ; Ottawa-Gatineau, 25-26 novembre; Odanak, date à confirmer).

commerce du sexe

 

24 poses féministes

Un éditorial photographique avec 6 jeunes artistes féministes. Une collaboration entre Le Devoir et l'ONF/interactif

À visionner en ligne.

24poses

 

L’Abécédaire de Christine Delphy et Je ne suis pas féministe, mais de Florence et Sylvie Tissot  

 Je ne suis pas féministe, mais… (2015, 52 min). Cette expression est évoquée par Christine Delphy lors d’une émission télévisée où elle est invitée avec Simone de Beauvoir en 1985. On retrouve la phrase rituelle que beaucoup de femmes ont pu prononcer un jour, par peur d’employer un mot stigmatisé, mais pour s’autoriser quand même à exprimer un désir d’égalité. Ce portrait d’une théoricienne féministe, militante et fondatrice du MLF, retrace les luttes, d’hier à aujourd’hui, pour faire avancer la cause des femmes. L’Abécédaire de Christine Delphy (2015, 220 min), un long entretien avec Christine. A comme Amitié à Z comme Zizi en passant par XY comme Différence des sexes explore les concepts clefs de la théorie féministe (Genre, Travail domestique) tout en revenant sur les épisodes de la vie de Christine et les événements historiques auxquels elle a participé. 

Projections européennes cet automne.

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Incestum et autres œuvres d’Elisabeth Schneider

Témoignages de femmes réalisés par la réalisatrice-photographe Elisabeth Schneider, qui dresse le portrait en son et images de différentes femmes, dont la féministe Thérèse Clerc. Le corps est le sujet central de l’œuvre de Schneider, traversé par les thèmes de la vieillesse, de la maladie et de l’inceste.

Regardez ses courts métrages sur Vimeo.

incestum

 

Femmes sourdes, dites-moi  de Marie-Andrée Boivin

«Je suis une femme sourde, l'histoire des sourds ne m'a pas été racontée. Je suis allée à la rencontre de femmes sourdes, je leur ai demandé de me raconter leur histoire de vie. Mon histoire. Elles ont fréquenté la première et seule école de filles sourdes au Québec et au Nouveau-Brunswick, L'Institut des sourdes-muettes de Montréal, dirigé par les Soeurs de la Providence, en activité entre 1851 et 1975. Les femmes sourdes de cette génération se connaissent toutes. Elles partagent une histoire commune, une langue commune. Elles me l'ont racontée cette histoire; elles vous la racontent maintenant.»

Pour connaître les projections à venir, nous vous invitons à visiter la page Facebook du documentaire. 

femmes sourdes

 

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