logo reqef

Atelier du RéQEF "La co-construction des connaissances : un engagement féministe", 25 avril 2014

L'atelier sur la co-construction des connaissances avait pour objectifs de : 1) discuter sur la co-production des connaissances comme pratique d’interface entre chercheures et intervenantes féministes, 2) porter un regard réflexif sur des expérimentations et des pratiques en ce sens et 3) aborder la question du financement pour ce type de recherche. 

Cette activité, organisée conjointement par le Service aux collectivités et Relais-femmes, était offerte aux membres du RéQEF, aux professeurs-es de l’ensemble de la communauté universitaire, ainsi qu’aux groupes de femmes intéressés par la question.

Vecteur de transformation sociale, cette éthique émergente appelle non seulement à dépasser la division traditionnelle qui assigne aux chercheures la production des savoirs, et aux intervenantes l’utilisation des savoirs, mais aussi de nouvelles pratiques de financement de la recherche.

La récente étude menée par le RéQEF auprès de ses membres visant à faire la cartographie des études féministes (2013) a montré la présence de préoccupations au regard de la diffusion et du transfert des connaissances féministes ainsi que des défis de l'ordre de l'appropriation et de la mobilisation des savoirs féministes. Il y a donc lieu de croire qu'il y a un besoin d'information et de partage autour de ces questions. 

coconstruction-affiche-jpg

Date : 25 avril 8h30 à 14h

Lieu : Local PK 1140
Pavillon Président Kennedy
201 Av. Président Kennedy (coin Jeanne-Mance et Ontario)
Montréal - UQAM
Métro Place-des-arts
 

Téléchargez le programme et les biographies des participants-es


 PROGRAMME

8 h 30                      Accueil (café, croissants)

9 h                             Ouverture et animation

Lyne Kurtzman, agente de développement au Service aux collectivités de l’UQAM, responsable du domaine Femmes et rapports de sexe

9 h 10                      La co-construction des connaissances : une éthique émergente qui appelle de nouvelles pratiques de financement de la recherche

Peter Levesque, président de l’Institut pour la mobilisation des connaissances

9 h 30 - 10 h        La coproduction des connaissances comme vecteur de transformation sociale : une expérience de partage avec les femmes leaders du mouvement des centres d’amitié autochtones au Québec

Carole Lévesque, professeure titulaire à l’Institut national de la recherche scientifique, Centre Urbanisation, Culture, Société
En partenariat avec Édith Cloutier, directrice du Centre d’amitié autochtone de Val-d’Or et présidente du Regroupement des centres d’amitié autochtones du Québec

10 h - 10 h 30     Échanges avec la salle

Pause


10 h 45 - 11 h 45      Table ronde animée par Lise Gervais, coordonnatrice générale, Relais-femmes

Du point de vue de l’avancement des questions et des connaissances féministes :

  1. Quels avantages y a-t-il à faire interagir, au sein de mêmes projets de recherche, des personnes ayant des expériences diverses et provenant de milieux et de cultures organisationnels différents ?
  2. Comment dépasser la division traditionnelle qui assigne aux chercheures la production des savoirs, et aux intervenantes l’utilisation des savoirs?

    Panélistes :
    - Danielle Desmarais, professeure titulaire, École de travail social, UQAM
    - Nathalie Lafranchise, professeure, département de communication sociale et publique, UQAM
    - Odile Boisclair, co-coordonnatrice de l’R des centres de femmes du Québec
    - Mélissa Blais, doctorante en sociologie et professionnelle de recherche, UQAM
    - Myriam Gervais, professeure associée à l’Institut Genre, sexualité et féminisme, Université McGill


11 h 45 - 12 h 15      Échanges avec la salle

12 h 15 - 14 h             Lunch/Visionnement - Homophobie à l’école : importance, jeunes ciblés et effets

Présentation d’un outil de transfert des connaissances par Line Chamberland, professeure au Département de sexologie de l’UQAM et titulaire de la Chaire de recherche sur l'homophobie 

Source : COALITION DES FAMILLES HOMOPARENTALES (2013). De la diversité familiale aux stratégies pour en finir avec l’homophobie,  Trousse de formation numérique, CFH, Service aux collectivités, UQAM  

 Voir les biographies des participants-es ci-dessous.


 

NOTES BIOGRAPHIQUES

Mélissa Blais
est enseignante en études féministes et doctorante en sociologie et à l’Université du Québec à Montréal (UQAM). Membre du Réseau québécois en études féministes (RéQEF) et du Groupe interdisciplinaire de recherche sur l’antiféminisme (GIRAF), elle est notamment l’auteure du livre « J’haïs les féministes » : Le 6 décembre 1989 et ses suites.

Odile Boisclair travaille dans le réseau des centres de femmes depuis 20 ans et est membre du Réseau québécois en études féministes (RéQEF). Au regroupement provincial, L’R des centres de femmes depuis 2003, elle s’occupe entre autres des dossiers « financement et mission des centres » et de dossiers « violence faites aux femmes ». Depuis 2009, elle est membre de l’équipe de recherche Érasme et du comité aviseur d’une recherche de Relais-femmes pour l’évaluation d’un programme offert aux femmes ayant un comportement violent. En collaboration avec le Protocole UQAM/Relais-femmes du Service aux collectivités de l’UQAM, L’R s’est impliqué dans deux recherches en relation avec l’antiféminisme.

Line Chamberland est professeure au département de sexologie à l’UQAM, titulaire de la Chaire de recherche sur l’homophobie et membre du Réseau québécois en études féministes (RéQEF). Elle a réalisé des recherches sur les différentes formes d’exclusion sociale des minorités sexuelles, notamment dans un contexte institutionnel : éducation, milieu de travail, services sociaux et de santé. Ses plus récents travaux portent sur les manifestations d’homophobie en milieu scolaire ainsi que sur les impacts de l’homophobie sur les jeunes de minorités sexuelles.

Danielle Desmarais, Ph.D., est anthropologue et professeure titulaire à l’École de travail social de l’UQAM. Elle coordonne depuis 7 ans l’équipe de recherche(-action) PARcours et le réseau du même nom dont la thématique est l’accompagnement du raccrochage scolaire des 16-20 ans. Son parcours de chercheure est marqué par plusieurs expériences significatives de recherche-action, notamment en psychiatrie adulte ainsi qu’en alphabétisation populaire. Ses champs de recherche portent entre autres sur l’épistémologie et la méthodologie qualitative.

Lise Gervais est coordonnatrice générale de Relais-femmes, groupe qui agit comme interface entre le monde de la recherche et celui des groupes. Depuis une vingtaine d’années, elle est associée à des recherches visant une meilleure connaissance des groupes de femmes et communautaires ainsi que l’amélioration des conditions de vie et de travail des femmes et leur accès à l’égalité. Elle siège actuellement au Comité des services aux collectivités de l’UQAM; au comité conjoint du Protocole UQAM/Relais-femmes; au comité de direction scientifique du Centre de recherche interdisciplinaire sur la violence familiale et la violence faite aux femmes (CRI-VIFF).

Myriam Gervais est professeure associée à l’Institut Genre, sexualité et féminisme de l’Université McGill et membre du Réseau québécois en études féministes (RéQEF). Détentrice d’un doctorat en science politique, ses intérêts de recherche sont les approches féministes appliquées au développement international. Dr. Gervais dirige un projet de recherche multidisciplinaire sur l’utilisation de méthodologies visuelles participatives comme outils de consultation auprès des jeunes filles et des femmes rurales en Afrique.  

Lyne Kurtzman détient une maîtrise en communication (profil psychosociologie) de l’UQAM. Elle est agente de développement au Service aux collectivités de l’UQAM, responsable du secteur Femmes et rapports de sexes (Protocole UQAM/Relais-femmes) et membre du Réseau québécois en études féministes (RéQEF). Son expertise à ce titre porte sur la recherche partenariale entre universitaires et intervenantes féministes sur diverses problématiques touchant les femmes, les rapports de sexe et le féminisme. Ses domaines personnels de recherche sont la traite des femmes à des fins d'exploitation sexuelle, l'analyse différenciée selon les sexes et la recherche-action.

Nathalie Lafranchise est professeure et chercheure au département de communication sociale et publique de l’Université du Québec à Montréal. Elle détient un doctorat en éducation de l’Université du Québec à Trois-Rivières et une maîtrise en communication de l’Université du Québec à Montréal. Ses travaux de recherche portent sur l’accompagnement sous différentes formes, notamment le mentorat, le codéveloppement, l’accompagnement socioconstructiviste des groupes et les processus communicationnels dans les partenariats universitaires-praticiens.

Carole Lévesque est détentrice d’un doctorat en anthropologie sociale et culturelle (Sorbonne, Paris). Depuis plus 40 ans, elle travaille en étroite collaboration avec les communautés, organisations ou institutions autochtones du Québec et d’ailleurs. Professeure à l’Institut national de la recherche scientifique, elle a fondé en 2001 et dirige depuis lors DIALOG- Le réseau de recherche et de connaissances relatives aux peuples autochtones. Elle est également codirectrice, avec Edith Cloutier du Regroupement des centres d’amitié autochtones du Québec, de l’Alliance de recherche ODENA : Les Autochtones et la ville au Québec.

Peter Levesque est le président de l'Institut pour la mobilisation des connaissances. Il est le fondateur du Forum canadien de mobilisation des connaissances. Il a été le premier chargé de programmes des Alliances de recherche universités-communautés du Conseil de recherches en sciences humaines du Canada. Il fut aussi le premier directeur de la mobilisation des connaissances. Au cours de sa carrière sur 25 ans, il a également travaillé, entre autres secteurs, en santé mentale, innovation sociale, développement communautaire, stratégie d'entreprise.

 

icone facebookicone youtubeicone imprimante