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Activités Orégand

15 avril 2014 : Mariages forcés et précoces : recherche et intervention

 

Le 15 avril 2014, l'ORÉGAND, en collaboration avec le RéQEF, le Comité de recherche 04 de l'AISLF et le CÉRIS, organisait une conférence au cours de laquelle Sylvie Thibault, professeure et directrice du Département de travail social de l'UQO, présentait les résultats de ses recherches portant sur les mariages forcés et précoces en Afrique subsaharienne.

Sylvie Thibault s'intéresse à la violence conjugale et la violence faite aux femmes. Ses travaux de mémoire et de thèse ont porté plus spécifiquement sur la violence conjugale et ses manifestations dans les couples de même sexe. Elle aborde aussi dans ses travaux et ses enseignements les questions soulevées par l'intervention auprès des clientèles issues de la diversité sexuelle et la recherche en contexte international. Ces dernières années, elle travaille sur la question des mariages précoces et forcés en Afrique et plus particulièrement dans la région de l'Extrême-Nord du Cameroun.

 

 

 

 

 

 

8 avril 2014 : Web 2.0 : un espace égalitaire?

Le 8 avril 2014, l'ORÉGAND, en collaboration avec le RéQEF et le Comité de recherche 04 de l'AISLF, offrait une conférence au cours de laquelle Caroline Caron, professeure au Département des sciences sociales de l'UQO, présentait des résultats de ses recherches. Celles qu'elle mène présentement portent sur les aspects positifs des rapports qu'entretiennent les jeunes avec la technologie et les médias, notamment au regard de l'engagement, de la participation et de la citoyenneté. Dans cette conférence, elle aborde cependant un sujet délicat qui a surgi de son récent examen exploratoire de profils créés sur YouTube par des adolescentes : sur ces profils, on observe parfois la présence de réponses sexistes suite à la publication de contenus en ligne par les jeunes internautes féminines.

 

 

 

 

25 mars 2014 : Enseigner un métier masculin : quels défis pour les femmes?

 

Le 25 mars 2014, l'ORÉGAND, en collaboration avec le RéQEF, le CINBIOSE et le Comité de recherche 04 de l'Association internationale des sociologues de langue française, présentait une conférence-midi au cours de laquelle Jessica Riel, professeure au Département des Relations industrielles de l'UQO et spécialiste du domaine de la santé/sécurité, présentait les résultats de ses recherches portant sur l'enseignement des métiers masculins par les femmes.

En effet, enseigner un métier masculin en formation professionnelle au secondaire comporte de nombreux défis pour les femmes tant au niveau professionnel que personnel et familial. Sa présentation en expose plusieurs tout en mettant en lumière les aspects sur lesquels il faut agir pour améliorer la situation de ces femmes.

Lire la suite : http://www.oregand.ca/veille/2014/03/...

 

 

 

 

 

 

 


 

25 février 2014 : Les Haïtiennes face au séisme : l'humanitaire en question

 

Le 25 février 2014, l'ORÉGAND, en collaboration avec le Réseau québécois en études féministes (RéQEF) et le Comité de recherche 04 de l'Association internationale des sociologues de langue française (AISLF), offrait une conférence-midi au cours de laquelle la sociologue Denyse Côté, professeure en travail social à l'UQO et directrice de l'ORÉGAND, présentait les résultats de ses recherches sur les groupes de femmes haïtiens suite au séisme. Rappelons que Denyse Côté étudie depuis 30 ans les mouvements sociaux, en particulier les groupes de femmes, au Québec et en Haïti.

Les structures humanitaires internationales créées pour agir en situation de désastre ont toutes intégré des objectifs en matière d'égalité des femmes. Comment expliquer alors que leurs interventions s'avèrent souvent contre-productives pour les groupes de femmes des pays ou localités visés? Ce fut le cas lors du séisme haïtien de 2010. Un retour critique sur une situation déplorable.

 

 

 

 

 

11 février 2014 : Romancières subsahariennes et québécoises : même discours?

Le 11 février 2014, l'ORÉGAND, en collaboration avec le Réseau québécois en études féministes (RéQEF), le Comité de recherche 04 de l'Association internationale des sociologues de langue française (AISLF) et la Chaire Senghor de la Francophonie, offrait une conférence-midi au cours de laquelle Bernadette Kassi, professeure au Département des Études langagières de l'UQO, présentait les résultats de ses recherches portant sur les romancières africaines et québécoises.

À l'instar de leurs consœurs québécoises, les romancières africaines ou subsahariennes ont intégré le champ littéraire de leurs espaces respectifs depuis plus de trois décennies. Comme les Québécoises, les Subsahariennes ont un passé de colonisées francophones et ont évolué dans des contextes socioculturels privilégiant partiellement ou largement les visions patriarcales. Leurs romans sont-ils empreints pour autant des mêmes discours sociaux sur la condition féminine?

 

 

 

28 janvier 2014 : Les femmes vieillisent-elles plus vite que les hommes?

 

La représentation de soi en tant que personne vieillissante reflète non seulement des changements physiologiques incontournables, mais également une construction identitaire faite dans un contexte social et historique bien distinct. Comment la personne aborde-t-elle cette transition de vie? Quels sont les effets de l’âgisme ambiant dans une société hautement médicalisée? Les femmes ont-elles un parcours différent de celui des hommes?

Le 28 janvier 2014, l’ORÉGAND, en collaboration avec le Réseau québécois en études féministes (RéQEF) et le Comité de recherche 04 de l’Association internationale des sociologues de langue française (AISLF), tenait une conférence-midi au cours de laquelle Guilhème Pérodeau, professeure au Département de psychologie et de psychoéducation de l’UQO, traitait de ces questions.

Si en 1948, Simone de Beauvoir, alors âgée de 40 ans, se percevait comme une vieille femme, ce n'est plus le cas des femmes de cet âge aujourd'hui. En bonne partie, le vieillissement est une question de perceptions, de représentations, qui ont évolué depuis. Par contre, en 1970, dans La vieillesse, elle lançait un cri d'alarme sur l'ostracisation du troisième âge, déplorant que, dans les sociétés occidentales, le savoir se périme avec les années plutôt que de prendre de plus en plus de valeur. Un cri d'alarme toujours aussi pertinent en 2014.

Dans une culture axée sur la jeunesse et la beauté, les changements associés à l'âge dévalorisent particulièrement les femmes. Alors que l'homme vieillit petit à petit sans qu'on fasse tout un plat de l'andropause, la femme est brusquement dépouillée de sa féminité à la ménopause, perçue comme une déficience hormonale à laquelle il convient de remédier. Ce qui n'est pas le cas dans tous les pays; au Japon par exemple, on fait peu de cas de la ménopause.

Le vieillissement est donc plus difficile à vivre pour une femme que pour un homme, d'autant plus que les retraitées disposent de moins de ressources financières et prennent plus souvent soin de proches en perte d'autonomie. Pas étonnant que les femmes âgées de 65 ans et plus souffrent plus souvent d'anxiété et de mal de vivre que les hommes.

Ce qui ouvre un vaste marché à l'industrie pharmaceutique qui a intérêt à médicaliser le vieillissement. Dans un contexte où le vieillissement est synonyme de pertes, de solitude et de décrépitude, la consommation de benzodiazépines se normalise. Alors que les médicaments psychotropes devraient être consommés à court terme, les femmes en prennent pendant des années.

Madame Pérodeau conclut son exposé sur la nécessité de sensibiliser tant les femmes âgées que les professionnel-les de la santé sur ce problème de santé publique et social, et de faire évoluer le discours sur le vieillissement afin qu'il soit bien vécu, ce qui bénéficierait aussi à la collectivité.

Voir aussi : Simone de Beauvoir parle de La vieillesse (1970).

 

 

 

 

 

14 janvier 2014 : Sous-traitance et précarisation dans les services d'aide à domicile, Louise Boivin

 

Les Québécoises ont bénéficié de la création d’emplois syndiqués dans le secteur public à partir des années 1960. Aujourd’hui, la sous-traitance des services publics, comme l’aide à domicile, entraîne une fulgurante précarisation d’emplois féminins, occupés par de nombreuses femmes racialisées ou immigrantes.

Le 14 janvier, l’ORÉGAND, en collaboration avec le Réseau québécois en études féministes (RéQEF) et le Comité de recherche 04 de l’Association internationale des sociologues de langue française (AISLF), organisait une conférence-midi au cours de laquelle Louise Boivin, professeure au Département des relations industrielles de l’UQO, présentait les résultats de sa recherche portant sur les mécanismes de la précarisation du travail dans les services d’aide à domicile offerts par des sous-traitants et les défis qu'elle pose à l’action syndicale.

À la fin des années 1970, Québec a commencé à prendre en charge les services d'aide à domicile. Les auxiliaires familiales ou sociales d'alors négociaient collectivement leurs conditions de travail. 40 ans plus tard, l'organisation de ces services par l'État se base de plus en plus sur la sous-traitance, ce qui a pour conséquence de précariser ces emplois au point où Mme Boivin parle d'un recul historique majeur.

Mme Boivin a étudié les conditions de travail des femmes employées par des sous-traitants qui dispensent des services d'aide personnelle, ce qui lui a permis de les comparer à celles des travailleuses du secteur public. Elle a identifié trois types de sous-traitants dans ce secteur : une partie des travailleuses sont embauchées via le Chèque d'emploi-service, d'autres sont employées par des entreprises d'économie sociale, tandis que dans certaines régions, des travailleuses sont engagées par l'entremise d'agences de location de personnel temporaire.

Dans le cas du Chèque d'emploi-service, dans les faits, les travailleuses ne peuvent pas se syndiquer car le droit du travail identifie les usagers comme étant les employeurs. Dans celui des entreprises d'économie sociale, une partie des travailleuses sont syndiquées, mais comme leur employeur est souvent fragile économiquement, leur salaire n'est pas très élevé. Finalement, la plupart des travailleuses des agences de location de personnel temporaire ne sont pas syndiquées, et les deux seules agences syndiquées identifiées par Mme Boivin ont vu leurs contrats rompus par l’organisme public lorsque le syndicat a déposé une requête pour faire reconnaître cet organisme comme leur véritable employeur.

Dans les trois cas, le Code du travail protège mal ces travailleuses tandis que les donneurs d'ordre ont peu d'obligations juridiques. On constate donc que la sous-traitance de ces services amène une perte de droits du travail pourtant reconnus il y a 40 ans et une grande précarisation des conditions de travail. En effet, l'organisation du travail se base sur une disponibilité permanente juste-à-temps en accord avec les logiques du Lean (qu'on retrouve aussi dans le secteur public) et du travail domestique. Les horaires se trouvent individualisés, variables, à temps partiel et fragmentés. Elles assument certaines tâches non prévues dans le contrat de services (donc non rémunérées) parce qu'elles sont nécessaires aux bénéficiaires. Leur temps de déplacement est peu ou pas rémunéré, tandis qu'elles ne perçoivent que 37% à 49% du salaire qu'elles auraient eu dans le secteur public (sans parler des avantages sociaux). Cette déqualification du travail est sexuée et racialisée parce qu’elle est nourrie par les idéologies légitimant la précarisation de certaines catégories de salarié-es. Une situation d'autant plus inquiétante avec le récent dépôt du Livre blanc sur l'assurance autonomie dans lequel le gouvernement annonce son intention de transférer l'ensemble des services d'assistance personnelle à des sous-traitants.

Les syndicats n'ont pas encore cherché à développer des stratégies innovatrices pour dépasser les obstacles juridiques auxquels se butent ces travailleuses. Cependant, il y a eu des exemples d'actions collectives menées par des associations de personnes handicapées qui sont arrivées à obtenir de substantielles augmentations des chèques d'emploi-service. Les syndicats devraient sortir des frontières qui délimitent les secteurs publics et privés en formant des alliances avec des acteurs diversifiés et agir dans un but socio-politique, plutôt que de laisser leur action se limiter au cadre des lois du travail.

 

 

Pages reliées :
Assurance autonomie - La persistance de la dévalorisation du travail des femmes, Louise Boivin, 30.04.2013
Réorganisation des services d’aide à domicile au Québec et droits syndicaux : de la qualification à la disponibilité permanente juste-à-temps, Louise Boivin, Nouvelles Questions Féministes, 10.2013

 

 

 

 

3 décembre 2013 : Webinaire "Démocratie municipale : quelles avancées pour les femmes ?"

 

Le 3 décembre 2013, pour souligner son 10e anniversaire, l'ORÉGAND (http://www.oregand.ca), en collaboration avec le RéQEF (http://www.reqef.uqam.ca), le CDÉACF et l'UQO, invitait les intervenantes de groupes de femmes et les chercheures de toutes les régions du Québec à participer à un webinaire.

Conférencières : Caroline Andrew, directrice du Centre d'études en gouvernance de l'Université d'Ottawa, Kim Cornelissen, consultante en développement régional et international et ex élue municipale, et Denyse Côté, directrice de l'ORÉGAND et membre du RéQEF.

L'année 2013 aura été particulièrement féconde au Québec en matière de démocratie locale : questionnements éthiques sur le fonctionnement municipal, élections générales et nouvel essor de la démocratie directe issu du printemps érable. Toutefois, malgré cet éveil, bien des enjeux de développement local et régional demeurent peu connus du public.

Ces derniers ne touchent pas qu'aux questions de construction de réseau d'aqueduc, d'aménagement urbain ou de refonte de la chaussée. En effet, plusieurs grands enjeux sociaux, comme la sécurité publique, l'environnement, les services de santé ou la construction de logements sociaux, sont aussi soulevés en politique municipale.

Alors comment et dans quelle mesure les choix des élu-es sont-ils sensibles aux femmes, et dans quelle mesure intègrent-ils le principe d'égalité femmes-hommes? Quel est le rapport avec les femmes concernant leurs enjeux spécifiques dans nos localités et en région québécoise? Comment assurer la défense des droits des femmes en contexte local et régional?

Soulignons à cet égard les efforts des regroupements régionaux de groupes de femmes et du MAMROT pour encourager les candidatures féminines. Des ententes spécifiques portant sur l'égalité entre les femmes et les hommes ont aussi été mises en place dans chaque région par le gouvernement du Québec. Mais comment évaluer ces efforts? Et quelles sont les retombées sur les politiciennes et sur la mobilisation des femmes de la Commission Charbonneau, mais aussi de modèles mis de l'avant par la mairesse de Lac-Mégantic suite à la tragédie?

 

La suite.

 

 

 

22 octobre 2013 : "C'est l'fun d'être chez soi!" : le blogue québécois au féminin

 

Peut-on parler de «blogues au féminin»? Lors d'une conférence présentée le 22 octobre 2013 à l'UQO et organisée par l'ORÉGAND (http://www.oregand.ca) et le RéQEF (http://www.reqef.uqam.ca), la sociologue Laurence Clennett-Sirois, qui s'est attaquée à cette question dans le cadre de ses études doctorales, a parlé de la correspondance qu'elle a trouvée entre des blogues de femmes et l'univers domestique féminin. Son observation attentive des blogues et ses entrevues avec les blogueuses lui ont permis de mieux saisir l'espace internet qu'elles occupent et où elles partagent leur vie quotidienne.

Elles s'y sentent «chez elles», comme dans leur salon, alors qu'internet est pourtant associé au domaine public. Cette référence à l'espace domestique renvoie au blogue comme espace ou interface impliquant une série de tâches à accomplir. Elle renvoie aussi à une chambre à soi virtuelle (Virginia Woolf, 1929). La chercheure a cependant aussi souligné la présence de tensions entre l'idéal domestique et la réalité virtuelle.

Trois préoccupations sous-tendent ces blogues: ils doivent être invitants, adaptés aux goûts des blogueuses et refléter qui elles sont. Pour être invitants, ils doivent être réfléchis et leur permettre de créer un espace web dans lequel elles se sentent à l'aise d'aborder différents sujets et d'inviter un lectorat.

Ensuite, l'architecture du blogue (ses paramètres techniques), qu'on pourrait comparer à celle d'une maison, est dans certains cas assumée par le conjoint ou le père de la blogueuse, alors que celle-ci s'occuperait plutôt de sa mise en forme ou de sa «décoration». Cette division des tâches est très classique, les rôles sexuels étant définis autour de la prise en charge de l'«extérieur» et de l'espace domestique.

Enfin, les blogueuses font aussi référence aux tâches domestiques pour discuter de l'entretien régulier du blogue. «Housekeeping» était d'ailleurs le titre d'un billet publié par une participante, dans lequel elle discutait des changements apportés à son blogue, notamment au niveau de la mise à jour des hyperliens. Tout comme l'entretien ménager de l'espace domestique, l'entretien du blogue nécessite un investissement régulier en temps.

Enfin, les blogueuses perçoivent leur blogue comme étant un «espace à soi», certes virtuel, mais où elles devraient avoir la liberté de s'exprimer comme bon leur semble.

 

 

 

 

2 octobre 2013 : Sexualisation et espace public, de Francine Descarries

 

Le 2 octobre 2013, l'ORÉGAND, en collaboration avec le Réseau québécois en études féministes (RéQEF) et le Comité de recherche 04 de l'Association internationale des sociologues de langue française, présentait à l'UQO une conférence de Francine Descarries, sociologue et directrice du RéQEF, sur le sexualisation de l'espace public.

À force d'illustrations visuelles, elle a démontré comment l'illusion de l'atteinte de l'égalité a suscité un laissez-faire au Québec en matière de publicité sexiste et comment cette dernière contribue à la création de nouveaux stéréotypes désavantageux pour les femmes et pour les filles.

Plus précisément, si les remarques les plus chauvines et misogynes n'ont plus cours dans l'espace public québécois (par exemple, ce que le célèbre philosophe et sociologue Proudhon aurait écrit au XIXe siècle, qu'«une femme qui exerce son intelligence devient laide, folle et guenon», choque et indigne l'opinion publique), de nouveaux stéréotypes sont apparus insidieusement. Et ils sont d'un autre ordre.

En effet, les référents sexuels envahissent les discours et l'espace public, forgent de nouvelles attentes et attitudes différenciées à l'égard des hommes et des femmes. Ils encouragent des rapports et des comportements sociaux basés sur la sexualité, pervertissant ainsi le rapport des femmes à leur corps, amplifiant les différences entre hommes et femmes, incitant celles-ci à se définir à travers le regard de l'autre. Ces nouveaux stéréotypes ont tendance à confiner les femmes à leur rôle de séductrice et d'objet sexuel tout en récupérant certaines avancées du mouvement féministe telles que l'autonomie et la liberté sexuelle.

Source : http://www.oregand.ca

 

 

 

 

 

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