Antiféminisme

Chantier de recherche « Antiféminisme »

Fers de lance de notre programmation scientifique, les Chantiers constituent une composante permanente de la programmation du RéQEF. Ils ont été conçus de manière à favoriser le regroupement de membres autour d’intérêts communs et d’une programmation concertée dans une logique interrégionale et interuniversitaire. Six Chantiers mobilisent actuellement près d’une quarantaine de membres, universitaires et des milieux de pratique.

Membres responsables : Mélissa Blais (UQO) et Francis Dupuis-Déri (UQAM)
Autres participantes : Denyse Côté (UQO), Stéphanie Demers (UQO),  Michelle Stewart (UQAM) , Isabelle Côté (U. Laurentienne), Francine Descarries (UQAM), Diane Lamoureux (U. Laval), Simon Lapierre (U. Ottawa), Mélanie Millette (UQAM), Marie-Andrée Roy (UQAM), Michelle Stewart (UQAM), Lori Saint-Martin (UQAM), Marina Alves Amorim (UQAM/ Brésil ), Andréanne Bissonnette (UQAM), Denis Carlier (UQAM), Léa Clermont-Dion (U. Laval), Héloïse Michaud (UQAM), Véronique Pronovost (UQAM), Elena Waldispuchl (UdeM), Stefanie Pier Lefebvre (UQAM), Sophie-Anne Morency (UQAM), Annvor Vestrheim (UQAM), Juliette Allimant (UQAM), Danielle Coenga Oliveira (UQAM), Mélissa Castilloux (UQAM), Nicholas Lenart (UQAM), Esther Paquette (UQAM), Victor Vey (Lyon) et Juliette Font (Toulouse). 
Mise sur pied : 2016

Description : Fonder un «Chantier antiféminisme» au RéQEF, avec comme base opérationnelle le GIRAF, logé à l’IREF, permettra de bien structurer et dynamiser la recherche sur l’antiféminisme au Québec, et de favoriser et de consolider les collaborations entre membres du RéQEF, y compris entre différents champs disciplinaires et des membres ayant divers statuts (professeures, postdoctorantes, étudiantes). Le «Chantier» poursuivra les objectifs suivants : (1) favoriser de nouvelles initiatives de recherche sur l’antiféminisme ; (2) développer des outils analytiques et conceptuels pour mieux étudier l’antiféminisme ; (3) diffuser les connaissances sur l’antiféminisme (colloques, publications); (4) participer à la formation d’étudiantes aux cycles supérieurs ; (5) participer au débat public.

Réalisations :

Projets en cours :

  • Mise à jour de la bibliographie sur l’antiféminisme (produite en 2015).
  • Ouvrage collectif sur les antiféminismes des suds globaux (manuscrit en phase de finalisation).
  • Recherche sur les pratiques de communication numérique et de résistance face à l’antiféminisme en ligne.
  • Projet de recherche sur l’antiféminisme en France (déjà environ 60 entretiens semi-dirigés réalisé et un questionnaire en ligne répondu par plus de 250 féministes).
  • Projet de recherche sur les croisements sur le web entre l’antiféminisme (manosphère) et l’extrême droite (faschosphère)

2021-2022

L’année 2021-2022 du Chantier sur l’antiféminisme a encore été ralentie par la pandémie de COVID-19. Notons toutefois que les membres ont été très actives et actifs. Une nouvelle édition de la bibliographie sur l’antiféminisme, qui sera mise en ligne prochainement, a été créée, réactualisant la première version qui datait de 2015. Des dizaines de références ainsi que de nombreuses études portant sur l’antiféminisme sur le web ont été ajoutées à cette nouvelle mise à jour de la bibliographie. Les deux responsables du Chantier, Mélissa Blais et Francis Dupuis-Déri, ont offert des conférences auprès des collectivités, montrant ainsi l’expertise du Chantier sur son sujet de recherche. Mélissa Blais a d’abord animé « L’antiféminisme : une violence quotidienne » auprès du Centre d’éducation et d’action des femmes le 1er décembre. Sous le thème « Le masculinisme et les hommes proféministes », la deuxième conférence s’est tenue le 6 avril auprès de la Fédération des employées et employés de service public (FEESP-CSN) et a été animée par Francis Dupuis-Déri. Mentionnons également que Relais-Femmes, en partenariat avec le Chantier, a organisé une journée d’étude qui s’est intéressée au croisement entre l’antiféminisme et le racisme. L’événement, qui n’a toujours pas eu lieu, sera le 4 novembre 2022. Un comité conseiller a été formé dans le cadre de cette journée d’étude pour en assurer le succès.

Pour une deuxième année consécutive, le Chantier a accueilli une stagiaire de France, Juliette Font (IEP — Toulouse). Cette dernière a effectué une recherche portant sur l’antiféminisme sur Internet en France et a présenté ses résultats lors d’une conférence-midi en janvier 2022 à l’Université du Québec à Montréal. Animée par Mélissa Blais, la conférence, qui s’est tenue en ligne et qui a accueilli près de 75 personnes, a donné l’occasion à Héloïse Michaud de présenter son article « Rhétoriques réactionnaires et antiféminisme en France : la controverse de l’écriture inclusive » paru en 2021 dans la revue Politique et sociétés. Soulignons la participation de Francis Dupuis-Déri à une discussion qui portait sur la candidature d’Éric Zemmour à la campagne présidentielle et notons que l’événement s’est intéressé aux similitudes sur l’étude de l’antiféminisme en France ainsi qu’au Québec.

Le Chantier a rayonné sur la scène internationale. En effet, la professeure d’Histoire contemporaine à Fribourg, Pauline Milani, a inclus, dans une demande de subvention, un séjour de recherche avec son équipe à l’Université du Québec à Montréal. Une réponse est toujours en attente pour organiser conjointement un événement.

En ce qui concerne le financement externe, l’année 2021-2022 du Chantier a été l’occasion d’obtenir de nombreux soutiens financiers pour le démarrage et la continuité de divers projets. Elena Waldispuehl a obtenu une bourse postdoctorale lui permettant d’être supervisée par deux membres professeures, Mélanie Millette et Mélissa Blais. Elle participera, avec Mélissa Blais, à la recherche sur l’antiféminisme sur le web au Canada, subventionnée par le CRSH Savoir. Mélissa Blais est également cochercheuse au sein du projet « Pratique de communication numérique des femmes et résistance face à l’antiféminisme en ligne » piloté par Mélanie Millette et subventionné par Développement Savoir CRSH. Michelle Stewart avait également obtenu une subvention du CRSH pour le projet prévu de 2021 à 2024 “ Viral Populism ” portant sur la polarisation des débats publics et l’extrême droite en ligne.

Les activités des membres du Chantier se sont concentrées à l’écriture d’articles et à la publication d’une entrée dans un dictionnaire. Notons les contributions de Mélissa Blais: « Hommes battus et masculinisme » dans Dictionnaire du fouet et de la fessée : Corriger et punir, « The Impact of Masculinist Counter-framing on the Work of Meaning-Making of Violence against Women » dans Interface et « Ce que la peur fait à l’engagement féministe » dans le Lien social et politiques.

Parmi les prochaines réalisations du Chantier, notons la mise en ligne de la nouvelle version de la bibliographie portant sur l’antiféminisme, le lancement d’une recherche sur l’antiféminisme sur Internet au Québec et au Canada par Mélissa Blais et la poursuite de la recherche de Mélanie Millette sur les réactions des féministes sur le web face aux attaques antiféministes. Un enregistrement de la table ronde sur l’antiféminisme en France sera bientôt disponible.

Le Chantier sur l’antiféminisme du RéQEF organisait une conférence midi « L’antiféminisme en France » qui a eu lieu le 24 janvier 2022, de 12h30 à 14h45, sur Zoom. L’enregistrement est disponible à quiconque en faisant la demande à annejulie.reqef@gmail.com.

2020-2021

2019-2020
Le Chantier a coordonné plusieurs activités en lien avec le devoir de mémoire des 30 ans de l’attentat antiféministes de l’École Polytechnique. Il a également initié l’organisation de la table ronde « Antiféminismes en Amérique latine : les cas du Brésil et de la Colombie », en collaboration avec l’Institut de recherches et d’études féministes de l’UQAM (IREF), le Réseau d’études latino-américaines de Montréal (RÉLAM) et le Groupe de recherche en études féministes en science politique de l’UQAM (GREF) (21 février 2020, à l’UQAM). 

2018-2019
La commémoration des 30 ans de l’attentat antiféminisme de l’École polytechnique: coordination par Mélissa Blais, ce projet fédère plusieurs universités liées au RéQEF, dont l’Université de Montréal et l’UQAM.

Le Chantier a organisé le Colloque « Regards croisés sur les antiféminismes », à l’occasion de la sortie de l’ouvrage collectif «Antiféminismes et masculinismes d’hier et d‘aujourd’hui», paru aux Presses universitaires de France et codirigé par Mélissa Blais (IREF, UQAM et membre du RéQEF), Christine Bard (Université d’Angers) et Francis Dupuis-Déri (science politique, UQAM et membre du RéQEF).

2017-2018 
Le 13 février 2018 avait lieu la table ronde « Trump et les femmes : analyses féministes contemporaines » à l’UQAM. Née d’une ini tia-tive du chantier sur l’antiféminisme du RéQEF, cette discussion était coorganisée avec l’Institut de recherches et d’études féministes (IREF), le Groupe de recherche en études féministes (GREF) et la Chaire Raoul-Dandurand.

En partenariat avec l’IREF et le Groupe de recherche en études féministes (GREF) du département de science politique de l’UQAM, le Chantier a aussi organisé un panel « Antiféminisme, conservatisme et néolibéralisme » dans le cadre du colloque Femmes et enjeux féministes : Partage de savoirs les 21-23 février 2018, à l’UQAM.

Enfin, le Chantier était impliqué dans la tenue du Forum international « L’aliénation parentale : une menace pour les femmes et les féministes » que le Collectif de recherche féministe anti-violence (FemAnVi – Ottawa) organisait les 26 et 27 avril 2018 à l’UQAM. Quinze chercheur·e·s internationaux ont présenté à cette activité coordonnée par I. Côté et S. Lapierre, et organisée en collaboration par le RéQEF, l’Institut de recherches et d’études féministes de l’UQAM et l’Université d’Ottawa. L’évènement a fait salle comble et suscité l’intérêt des médias. Dans la foulée, a eu lieu le lancement du livre d’Isabelle Côté, Les pratiques en maison d’hébergement pour les femmes victimes de violence conjugale : 40 ans d’histoire. Par ailleurs, un rapport faisant état de la journée de travail à huis clos du Forum est en cours de rédaction.

2016-2017
Lancé au milieu de l’été 2016 en partenariat avec le Groupe interdisciplinaire de recherche sur l’antiféminisme [GIRAF], le Chantier Antiféminisme a pour objectif d’élargir le réseau d’études sur l’antiféminisme, et de structurer et consolider les collaborations entre des membres du RéQEF de diverses universités, disciplines et statuts (professeures, postdoctorantes, étudiantes).La principale activité de l’année a été l’organisation conjointe d’un colloque « Antiféminismes et masculinismes » en mars 2017 à l’Université d’Angers (France) en collaboration/partenariat avec le GEDI : huit Canadiennes/Québécoises y ont participé grâce à l’aide financière du RéQEF. Cet appui a aussi été essentiel à l’élaboration d’un projet d’importance impliquant la réalisation de 6 capsules vidéo de vulgarisation des analyses de l’antiféminisme (en production) : Qu’est-ce que l’antiféminisme ? Antiféminisme et conservatisme ; Antiféminisme et violence contre les femmes ; Antisémitisme et homophobie ; etc.Pour l’année 2018, deux colloques sont prévus « Antiféminisme et violence contre les femmes », avec FemAnVi, et « Antiféminisme » dans le cadre du CIRFF, à Paris. Un ouvrage se trouve en phase de rédaction : L’antiféminisme en Belgique (corédigé par Valérie Lootvet, directrice de l’Université des femmes, Mélissa Blais et Francis Dupuis-Déri). Enfin, la diffusion des résultats de la recherche « L’antiféminisme dans la vie privée », menée en partenariat avec L’R des centres de femmes et le Service aux collectivités de l’UQAM, est aussi à venir.