Violences sexuelles

Chantier de recherche « Violences sexuelles en milieu universitaire »

Fers de lance de notre programmation scientifique, les Chantiers constituent une composante permanente de la programmation du RéQEF. Ils ont été conçus de manière à favoriser le regroupement de membres autour d’intérêts communs et d’une programmation concertée dans une logique interrégionale et interuniversitaire. Six Chantiers mobilisent actuellement près d’une quarantaine de membres, universitaires et des milieux de pratique.

Membres responsables : Manon Bergeron (UQAM)
Autres participantes : Nathalie Duhamel (RQCALACS), Marie-France Goyer (UQAM), Lyne Kurtzman (SAC), Sandrine Ricci (UQAM), Isabelle Auclair (ULaval), Dominique Damant (UdeM), Laurence Clennet-Sirois (UQO) et Simon Lapierre (UOttawa)
Mise sur pied : 2015

Description : L’objectif de cette recherche panquébécoise est d’établir un portrait des expériences de violences à caractère sexuel en milieu universitaire et d’émettre des recommandations pour mieux lutter contre ce phénomène. La principale collecte de données a eu lieu à l’hiver 2016 dans les six universités participantes, sous la forme d’un vaste questionnaire en ligne, avec le soutien additionnel de Condition féminine Canada. Diverses activités de ce Chantier ont obtenu un financement externe.

Réalisations :
2015-2016
En 2014, le RéQEF a permis le démarrage d’un projet de recherche désormais intitulé ESSIMU, « Enquête Sexualité, sécurité et interactions en milieu universitaire : ce qu’en disent étudiants.es, enseignants.es et employés.es ». En 2015, cette enquête est devenue un Chantier à part entière, toujours sous la direction de Manon Bergeron, membre du RéQEF et professeure au département de sexologie de l’UQAM et la coordination de Marie-France Goyer (membre étudiante, 3e cycle, sexologie, UQAM). Le projet s’appuie sur l’expertise des cochercheures Martine Hébert, également en sexologie à l’UQAM et Sandrine Ricci, doctorante et chargée de cours en sociologie à l’UQAM, coordonnatrice du RéQEF. Il est aussi réalisé en étroite collaboration avec nos membres Lyne Kurtzman, agente de développement au Service aux collectivités de l’UQAM (Domaine femmes et rapports de sexes) et Nathalie Duhamel, coordonnatrice au Regroupement québécois des Centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (RQCALACS).
De plus, d’abord ancrée à l’UQAM, l’enquête ESSIMU est devenue multi-sites (UQAM, UQO, UQAC, UdeM, USherbrooke, ULaval), alors qu’une quinzaine de chercheures – professeures, chargées de cours et étudiantes, s’impliquent dans le projet, dont plusieurs membres du RéQEF (pour la liste complète, voir www.essimu.quebec). Ainsi, deux rencontres interuniversitaires ont eu lieu, regroupant 24 personnes de six universités (professeur.es, étudiantes) et la coordonnatrice du RQCALACS.
Les premiers résultats de l’enquête ont été lancés à l’Acfas le 10 mai 2016, lors d’un colloque également soutenu par le RéQEF. Intitulé « Portrait des violences sexuelles en milieu universitaire au Québec », le colloque a été l’occasion de dévoiler les premiers résultats d’ESSIMU et d’aborder différentes dimensions de la problématique des violences sexuelles en milieu universitaire au Québec  telles que l’ampleur du phénomène, les conséquences possibles et les réactions de l’entourage.
Ce colloque se voulait aussi un outil de réflexion collective entourant les enjeux individuels et collectifs, notamment pour les interventions de soutien, de prévention et de sensibilisation dans les universités. La rencontre était soutenue financièrement par le RéQEF et par l’Équipe Violence sexuelle et santé (ÉVISSA).
L’équipe d’ESSIMU a également participé à un colloque organisé dans le cadre du CIRFF 2015 par l’ANEF le 26 août 2016 : Manon Bergeron, Sandrine Ricci et Marie-France Goyer ont présenté une communication intitulée Violences sexuelles en milieu univer-sitaire : bilan des écrits et pratiques de mobilisation féministes à l’UQAM.

2016-2017 
L’année 2016-2017 fut une période fructueuse, tant pour la production scientifique du Chantier, que la couverture médiatique et les actions d’influence politique. La collecte des données de l’enquête ESSIMU s’est terminée en mai 2016 et les analyses des données quantitatives ont été menées de manière intensive pour la diffusion rapide des résultats. Le rapport de recherche a été lancé en janvier 2017 en présence de la ministre de l’Enseignement supérieur et de nombreux médias; environ 300 personnes ont assisté à la conférence de presse de manière présentielle ou par vidéoconférence. Les banques de données institutionnelles ont été transférées aux co-chercheures afin que les résultats soient présentés dans un rapport institutionnel propre à chaque université participante. À l’heure actuelle, les rapports de l’Université Laval et de l’UQAM sont terminés et seront publicisés à l’automne 2017.
L’équipe ESSIMU a invité Charlene Senn, professeure à l’Université de Windsor (ON) pour une matinée conférence sur les programmes de prévention des VSMU. Une nouvelle collaboration a aussi été amorcée dans le cadre d’un vaste projet partenarial dirigé par la professeure Shaheen Shariff (Université McGill). Finalement, l’année 2017-2018 cible la diffusion des résultats et le financement, incluant une demande au programme CRSH-Connexion pour l’organisation d’un symposium en mai 2018, qui viendrait s’ajouter aux autres subventions externes obtenues par la responsable du chantier. De plus, plusieurs membres du Chantier sont en action pour l’organisation du colloque « Violences sexistes et sexuelles dans l’enseignement supérieur II », dans le cadre du CIRFF 2018 (Ricci, Rousseau, Bergeron).

2017-2018 
à venir

Projets en cours : à venir