Représentations littéraires, artistiques et médiatiques

Le chantier vise à rassembler des professeures chercheures autour du thème commun dela représentation des sexualités, envisagées comme motif privilégié de l’étude des rapports sociaux de sexe, dans une perspective féministe.

Chantier de recherche « Représentations littéraires, artistiques et médiatiques »

Le chantier vise à rassembler des professeures chercheures autour du thème commun dela représentation des sexualités, envisagées comme motif privilégié de l’étude des rapports sociaux de sexe, dans une perspective féministe, afin de présenter une demande de subvention FRQSC-équipe à l’automne 2015. La recherche proposée portera sur l’étude des sexualités dans les représentations littéraires, artistiques et médiatiques contemporaines. Dès cet automne, l’équipe élabore une proposition de colloque qui se tiendra dans le cadre du 7e Congrès international des recherches féministes dans la francophonie.

Membres

Mise sur pied : 2014

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Réalisations

Fers de lance de notre programmation scientifique, les Chantiers constituent une composante permanente de la programmation du RéQEF. Ils ont été conçus de manière à favoriser le regroupement de membres autour d’intérêts communs et d’une programmation concertée dans une logique interrégionale et interuniversitaire. Plusieurs Chantiers mobilisent actuellement près d’une quarantaine de membres, universitaires et des milieux de pratique. 

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Le cycle de séminaires «Genres et sexualités » du Chantier a organisé, jusqu’à présent, huit présentations. Ces séminaires permettaient de réseauter entre étudiant·e·s et professeur·e·s sur leurs objets d’études et leurs apports théoriques. Ces activités, répondant à une demande des membres, furent fédératrices, dynamisant ainsi le Chantier. Le premier séminaire de l’année 2022-2023 a eu lieu le 4 novembre 2022, avec la participation d’Audrey Charland, qui a présenté sa recherche portant sur l’influence des représentations socioculturelles sur la sexualité FARSAF, et d’Alexandra Vouligny, qui s’est penchée sur les représentations des femmes enfermées par la folie à la Salpêtrière entre la fin du XVIIIe siècle et le début du XIXe siècle à travers la presse parisienne. Lors du second séminaire, le 2 décembre 2022, Sabrina Maiorano, dont le projet de thèse s’intitulait « La pornographie lesbienne BDSM : analyse de contenu, discours sexopolitiques et réception d’une sousculture sexuelle », et Jessie Morin, dont le titre de sa thèse était « Le discours corporel dans la fiction télévisuelle historique québécoise depuis 1990 », ont présenté l’état de leurs recherches en cours. Sous la thématique «On the “Female Gaze” in the Interview Setting : Methodological Insights from Fieldwork with Women», le dernier séminaire de l’année 2022-2023 a eu lieu le 3 mars 2023 avec la participation de Chiara Piazzesi.

Le Chantier a organisé plusieurs activités au cours de l’année, telles que le colloque Mieux comprendre l’amour pour/par les séries au Congrès de l’ACFAS, co-organisé par Chiara Piazzasi et Marte Boni. Cet événement a eu lieu les 8 et 9 mai 2023. Plusieurs membres du RéQEF y ont participé. En effet, Stéfany Boisvert a présenté la communication intitulée «Queerer l’amour dans les séries télévisées françaises » alors que Julie Lavigne s’est penchée sur la thématique suivante : «Du harem inversé au boy’s love ». Anne-Martine Parent a, quant à elle, présenté « Elles sont ensemble et je suis elles », alors que Lamia Djemoui et Chiara Piazzesi ont partagé leur communication « Intimité, analphabétisme émotionnel, ambiguïtés des outils thérapeutiques dans Scenes from a Marriage (1973-2021) ».

Plusieurs membres ont participé au rayonnement de la recherche du Chantier. Notons qu’Anne Martine Parent, Julie Lavigne et Martine Delvaux ont dirigé le dossier « Le sexe à l’écran. Représentation de la sexualité des femmes dans les séries télévisées » du numéro 128 de la revue Tangence, avec la participation de Stéfany Boisvert qui a publié un article sous la thématique «“I can’t control my body, and it does all these things.” Penser le potentiel de (dé)construction des normes de genre et de représentation du désir au féminin dans les séries pour adolescent·e·s de la télévision en ligne ». Sous la direction de Julie Ravary-Pilon et Ersy Contogouris, l’essai Pour des histoires audiovisuelles des femmes au Québec : confluences et divergences est paru en 2022. Soulignons la participation des membres suivant·e·s à la publication : Julie Lavigne, Chiara Piazzesi, Martin Blais, Catherine Lavoie Mongrain et Anne Martine Parent.

En 2021-2022, les membres du Chantier ont travaillé conjointement à de nombreuses reprises. Tout d’abord, ayant bénéficié d’un financement durant l’année 2020-2021, le Chantier a travaillé à la création d’une activité fédératrice permettant de regrouper les membres. Organisé dans l’objectif de présenter les recherches en cours ainsi que celles des étudiant·e·s, le cycle de cinq séminaires, intitulé « Genres et Sexualités » et tenu en ligne sur Zoom, a permis de tisser des liens de réseautage entre les étudiant·e·s et les professeur·e·s. Le premier séminaire « Stimulations extrinsèques et sexualité féminine » s’est déroulé le 12 novembre 2021, réunissant plus d’une dizaine de personnes. Catherine Lavoie Mongrain et Bénédicte Taillefet ont présenté leurs recherches portant sur les pratiques du sugar dating et de la lecture érotique chez les femmes. Le 10 décembre 2021, le séminaire « Ton bonheur, mon malheur : performance du genre et hétéronormativité » a accueilli Julie Gauthier et Marie-Pier Lamontagne, dont les recherches portaient sur la performance de genre et l’impératif du bonheur ainsi que la littérature queer francophone et ses affects. S’est ensuite suivi le troisième séminaire « Walking The Tightrope : Women and the Paradoxes of Beauty », le 8 avril 2022. Chiara Piazzesi y a présenté le noyau théorique de son prochain livre. Le quatrième séminaire a permis de présenter le projet collectif de Julie Ravary-Pilon et d’Ersy Contogouris intitulé « Pour des histoires audiovisuelles des femmes au Québec ». Finalement, pour conclure ce cycle, le séminaire ayant pour thème « Représentations télévisuelles de la violence sexuelle » a réuni trois étudiantes, dont Ève Leclair, Catherine Dépault et Amélie Cousineau.

Ensuite, parmi les activités du Chantier, notons le colloque « Espaces — Sexualités – Pouvoirs. Représentations littéraires, artistiques et médiatiques » , coorganisé par Isabelle Boisclair, Nicole Côté, Lori Saint-Martin et Charlotte Comtois, et accueilli au Campus de Longueuil de l’Université de Sherbrooke. Les membres du Chantier, Stéfany Boisvert, Olivier Lapointe et Gabrielle Tremblay, ont organisé les journées d’étude « Les humanités numériques dans le monde francophone : repenser l’étude de la culture populaire et médiatique », avec la participation de Stéfany Boisvert, C. Boisvert, Julie Lavigne et Sabrina Maiorano. Lori Saint-Martin et Thérèse Saint-Gelais ont également participé au colloque « Imaginaire et création au prisme des écoféminismes contemporains : littérature, théâtre, arts visuels » qui s’est tenu à l’UQAM le 2 décembre 2021.

Finalement, le dossier du numéro 279 de la revue Spirale a été dirigé par Clark Pignedoli et Thérèse Saint-Gelais. Intitulé « Paul B. Preciado. Le plaisir-savoir », il comprenait des textes de Thérèse Saint-Gelais — « Lorenza Bottner : Requiem pour la norme » — et d’Isabelle Boisclair — « Queeriser l’université. (Re)penser l’université avec Woolf, Preciado et Ahmed ». Julie Ravary-Pilon ainsi qu’Ersy Contogouris ont écrit l’ouvrage à paraître Pour des histoires audiovisuelles des femmes au Québec : diversité, divergence et confluence aux Presses de l’Université de Montréal, dans lequel figura des contributions de Julie Lavigne, Chiara Piazzesi, Martin Blais, Catherine Lavoie Mongrain et Anne Martine Parent.

En termes de financement externe, le Chantier a pu contribuer, grâce au soutien financer obtenu, aux projets suivants : Représentation de la sexualité des femmes dans les objets culturels contemporains : évolution des femmes dans les scripts sexuels de la chercheuse Julie Lavigne et Douleurs rebelles. Création littéraire, #douleurchronique et résistance féministe de Martine Delvaux. L’équipe de recherche en études queer au Québec (ÉRÉQQ), sous la direction de Domenico Beneventi, a également reçu un soutien financier.

Pour ses réalisations futures, le Chantier souhaiterait prolonger le cycle de séminaire.

En 2020-2021, les membres du Chantier ont travaillé conjointement à de nombreuses reprises. Tout d’abord, dans le cadre du 88e congrès de l’ACFAS, Anne Martine Parent, Isabelle Boisclair et Julie Lavigne participaient au Colloque 603 « Subversion des désirs et des plaisirs : sexualités consenties ? ». Isabelle Boisclair et Nicole Côté ont également participé au Colloque de l’Association des littératures canadienne et québécoise les 29, 30 et 31 mai 2021. Les membres du Chantier ont également réalisé des publications communes. Chiara Piazzesi et Julie Lavigne ont codirigé avec Martin Blais et Catherine Lavoie Mongrain l’ouvrage Intimités et sexualités contemporaines : changements sociaux, transformations des pratiques et des représentations aux Presses de l’Université de Montréal. Anne Martine Parent, Martine Delvaux et Julie Lavigne ont codirigé le dossier «Le sexe à l’écran. Représentation de la sexualité des femmes dans les séries télévisées » dans la revue Tangence, dans lequel figurait une contribution de Stéfany Boisvert — « “I can’t control my body, and it does all these things.” Penser le potentiel de (dé)construction des normes de genre et de représentation du désir au féminin dans les séries pour ados de la télévision en ligne » — ainsi qu’une autre de Julie Lavigne — « La queerisation du mythe de la succube : les scripts de la bisexualité dans Lost Girl ». Nicole Côté a également écrit « La philosophie en robe de chambre » dans le livre Nelly Arcan : Trajectoires transatlantiques, codirigé entre autres par Isabelle Boisclair, aux Presses Sorbonne nouvelle, juin 2021.

 

Certaines membres ont également été très actives individuellement. Alanna Thain a organisé le « Queer History Month » à l’Université McGill, en collaboration avec l’Institut Genre, sexualité et féminisme et d’autres partenaires. Elle a également organisé une série d’activités autour de l’événement « What is a Feminist Film Practice? » en septembre et novembre 2020, une table ronde dans le cadre du HTMlles Festival : Netflesh le 27 novembre 2020 et la projection publique « A Filmmaker in Focus: Alison Duke » le 1er décembre 2020. Nicole Côté a traduit les contes (queer) intitulés « Le Conte de l’oiseau » et « Le Conte de la rose », tirés du recueil Kissing the Witch d’Emma Donoghue pour CAH/Otrante 2021-22. Le Chantier tiendra désormais trois rencontres par session. Ses membres ont fait une demande financière et ont reçu des fonds pour l’organisation d’un cycle de séminaires en ligne afin d’offrir une occasion aux étudiant·e·s de présenter leur recherche, permettre aux membres du Chantier de discuter de leurs recherches en cours et d’échanger entre étudiant·e·s et professeur·e·s sur les objets d’étude et apports théoriques. Ce cycle de séminaire débutera à l’automne 2021.

En 2019-2020, le chantier s’est rencontré dans le cadre de l’Assemblée générale annuelle du RéQEF et ses membres ont poursuivi leur collaboration. En termes de financements obtenus, notons celui pour le projet « Représentation de la sexualité des femmes dans les objets culturels contemporains : évolution du rôle des femmes dans les scripts sexuels » du programme Savoir du CRSH – Savoir 2019-2024 par Julie Lavigne, Isabelle Boisclair et Anne Martine Parent. Martine Delvaux et Anne Martine Parent ont également reçu un financement du FRQSC – Recherche-création (équipe) 2019-2022 pour « Douleurs rebelles. Création littéraire, #douleurchronique et résistance féministe », ainsi que celui du FRQSC 2019-2023 pour le soutien à l’Équipe de recherche en études queer au Québec (ÉRÉQQ) dont Isabelle Boisclair et Nicole Côté font partie. 

 

En termes de projets communs, Isabelle Boisclair et Lori Saint-Martin ont fait partie du comité scientifique et organisateur du Colloque international «(Re)Découvrir Nelly Arcan» qui a eu lieu à Paris, les 16 et 17 septembre 2019. 

 

En ce qui concerne les publications, Julie Lavigne et Chiara Piazzesi ont co-dirigée le numéro « Femmes et pouvoir érotique » de la revue Recherches féministes (32, 1, 2019) auquel plusieurs membres du chantier ont contribué. En plus des publications coécrites par Julie Lavigne et Chiara Piazzesi, Isabelle Boisclair a co-dirigé l’ouvrage « QuébeQueer. Le queer dans les productions littéraires, artistiques et médiatiques québécoises » aux Presses de l’Université de Montréal. Notons aussi la publication de « L’enfant mascara et le double mouvement de la honte sous le manteau du camp » de Nicole Côté. Finalement, Julie Lavigne et Chiara Piazzesi ont donné une entrevue dans le cadre de l’émission Le Grand Chapitre intitulée « Amour et intimité bouleversés », sur la chaîne Savoir média. 

Le chantier doit se réunir afin de faire le point au sujet de la poursuite de ses activités, de sa forme future et de son intérêt à intégrer plus activement des étudiant·e·s et des stagiaires postdoctorales afin de le dynamiser. Une responsable reste aussi à déterminer, Julie Lavigne ayant pris ce rôle par intérim.

Cette année, les membres du chantier ont été très actives en recherche et en travail collaboratif. Chiara Piazzesi a obtenu une subvention CRSH – Connexion pour le colloque international Intimités et sexualités contemporaines : Ruptures et continuités des représentations,  auquel Anne Martine Parent et Julie Lavigne ont participé. Ce colloque interdisciplinaire s’appuyait sur la prémisse que les modèles amoureux occidentaux dans la modernité peuvent être lus comme des tentatives de conciliation des trois dimensions fondamentales de l’expérience intime : les sentiments, la sexualité et la conjugalité.

 

Dans le cadre du CIRFF 2018, Isabelle Boisclair et Julie Lavigne ont co-organisé le colloque Utopies sexuelles dans la littérature, les arts et les productions médiatiques, avec des communications de Nicole Côté, d’Anne Martine Parent et de Thérèse St-Gelais. Ce colloque se penchait sur les représentations littéraires, artistiques et médiatiques des sexualités dans les objets culturels contemporains figurant ce qu’on pourrait appeler des utopies sexuelles.

 

Ensuite, la journée d’étude Sexe à l’écran. Représentation de la sexualité des femmes dans les séries télévisées  a eu le 14 mai 2019 à l’UQAM. Cet événement a réuni des communications portant sur la représentation de la sexualité des femmes dans des séries télévisées (depuis 2000) dont le personnage principal, ou les personnages principaux sont des femmes. Les membres du chantier Martine Delvaux, Julie Lavigne et Anne Martine Parent y ont participé.

 

Le chantier est présentement dans une période de transition et de réflexion quant à la possibilité d’obtenir un financement pour structurer davantage leurs activités. Anne-Martine Parent, qu iavait été nommée responsable du chantier lors de l’AG 2017 en remplacement d’Isabelle Boisclair, a décidé de laisser ce rôle à une autre personne.

Lors de l’AG de 2017, Anne-Martine Parent a été nommée responsable du chantier en remplacement d’Isabelle Boisclair, que l’on remercie chaleureusement pour son travail dans cette première phase du chantier. A.-M. Parent a obtenu une subvention d’un montant de 66 741 $ du CRSH (2017-2019) pour le projet Le sexe à l’écran. Représentation de la sexualité des femmes dans les séries télévisées, CRSH, auquel M. Delvaux et J. Lavigne collaborent à titre de co-chercheuses. Le projet a fait l’objet d’une Activité grand public (AGP) organisée dans le cadre de l’Acfas, incluant un atelier et une table ronde. 

Également, l’ouvrage collectif Nelly Arcan. Trajectoires fulgurantes (2017) est paru aux Éditions du remue-ménage, notamment dirigé par Isabelle Boisclair. Il inclut des textes d’I. Boisclair, N. Côté et M. Delvaux.

Un numéro de la revue Recherches Féministes sur « Femmes et pouvoir de séduction » est en préparation, sous la direction de J. Lavigne et de C. Piazzesi. Les membres du chantier ont proposé un colloque au CIRFF 2018 (I. Boisclair et J. Lavigne), auquel plusieurs des membres du chantier prendront part.

Après une première rencontre en décembre 2014, les membres du Chantier ont déposé une demande de subvention Équipe (FRQSC) en 2015, puis l’ont redéposée en 2016. Elles ont également soumis une proposition de colloque au CIRFF 2018 (Boisclair et Lavigne). 

Le Chantier compte à son actif l’organisation de la 7e classe magistrale du RéQEF sur le concept de « capital érotique », grâce au travail de Chiara Piazzesi (Sociologie, UQAM) et de Julie Lavigne (Sexologie, UQAM). Ces dernières préparent aussi un numéro de la revue Recherches Féministes à paraître en 2019 et un colloque international Intimités et sexualités contemporaines : ruptures et continuités des représentations qui aura lieu en juin 2018. 

Isabelle Boisclair et Thérèse St-Gelais ont quant à elles participé à une séance sur les représentations à l’Université féministe d’été 2017 (Université Laval). D’autres membres du chantier ont contribué à la Journée d’étude « Lol v. Stein contre-attaque ! La place des femmes en littérature et à l’université » (UQAM, 25 novembre 2016), ainsi qu’à diverses publications, dont Boisclair, Isabelle et Lori Saint-Martin (2016), « La conception du genre, les textes littéraires et la production des identités sexuées », p. 31-66, dans L. Saint-Martin et Enrique del Acebo Ibañez (dir.), Género literatura y mundo sociocultural, Buenos Aires/Montréal : Milena Caserola/IREF.

Cette année, le Chantier Représentations s’est principalement dédié à la préparation d’une demande de subvention équipe FRQSC. L’objet d’étude qui rassemble les chercheures de cette équipe concerne les représentations littéraires, artistiques et médiatiques des sexualités et des identités sexuelles et de genre, envisagées dans une perspective féministe.

La programmation scientifique s’articule autour de trois axes : 1° Identité(s) et subjectivité(s); 2° Sexualité(s); 3° Pornographie et postporn.

Les travaux s’inscrivant sur l’axe Identité(s) s’intéresseront à l’identité sexuelle et de genre dans une perspective politique. L’identité de sexe/genre est un support quasi incontournable des représentations, tant elle est conçue comme étant fondamentale, essentielle et déterminante dans la conception de l’identité. Les projets de recherche s’inscrivant sur cet axe questionneront les modalités d’articulation entre le sexe et le genre, les modèles identitaires proposés, ce qu’ils révèlent des conceptions imaginaires, ainsi que les différents rapports qui les mettent en relation (rapport sexuel et amoureux, frère-sœur, parents-enfants), tout en considérant l’identité sexuelle et de genre comme étant produite par le dispositif de la sexualité, en l’occurrence par le modèle hégémonique hétéronormatif.

Les travaux s’inscrivant sur l’axe Sexualité(s) s’intéresseront aux représentations des sexualités, tant normatives qu’appartenant au spectre des sexualités dites alternatives ou marginalisées. S’inscriront également sur cet axe des recherches portant sur l’économie des rapports sexuels et réfléchissant aux dimensions matérielles des échanges sexuels représentés dans les objets culturels ainsi qu’aux rapports de pouvoir qui s’y jouent.

Les travaux s’inscrivant sur l’axe Pornographie et postporn s’intéresseront aux représentations explicites, se donnant pour objet déclaré du représenté. Si la pornographie est un médium culturel parmi d’autres où la sexualité est mise en images, il s’agit du seul médium à aller aussi loin dans l’explicite, d’où l’importance d’analyser le phénomène (sur le plan textuel, la littérature dite érotique participe du même projet explicite). À ce titre, qu’elle soit commerciale ou indépendante, la pornographie constitue le lieu par excellence du développement du champ des possibles relatif au sexuel et de la promotion de certains scénarios et de l’invisibilisation de certains autres.

Ce qui était envisagé comme un chantier ou un sous-chantier « Représentations » lors du dernier Lac-à-l’épaule a finalement pris la forme d’un groupe de travail qui a organisé un colloque lors du CIRFF, intitulé « Violence des représentations > < représentation des violences ». Le colloque était placé sous la responsabilité de Sandrine Ricci (UQAM) coordonnatrice du RéQEF et la coresponsabilité Estelle Lebel (U. Laval), Chantal Maillé (Concordia) et Dominique Bourque (U. d’Ottawa).

Tenu le 24 août 2015, ce colloque a réuni un ensemble de communications qui, s’intéressant aux représentations et aux violences, réfléchissent aux multiples entrecroisements possibles de ces deux termes. Plus particulièrement, les organisatrices souhaitaient interroger la violence des représentations, ainsi que la représentation des violences. Le colloque comptait les présentations suivantes, émanant toutes de membres du RéQEF, exceptées les 6), 8) et 9) :

  1. La violence des images Estelle Lebel, professeure associée, département d’information et de communication, Université Laval
  2. Harcèlement sexiste en ligne : un défi et un opportunité pour la recherche féministe Caroline Caron, professeure adjointe, département des sciences sociales, Université du Québec en Outaouais, membre du RéQEF
  3. Quand les discours ciblent le corps et la sexualité des femmes : la culture du viol Sandrine Ricci, doctorante en sociologie et chargée de cours, Université du Québec à Montréal
  4. Violence des catégories, les mots qui excluent Chantal Maillé, professeure, Institut Simone-De Beauvoir, Université Concordia
  5. Violence des représentations de la violence : discours néocoloniaux sur Haïti Denyse Côté, professeure, ORÉGAND/Université du Québec en Outaouais
  6.  Féminisation des inégalités et stéréotypes de genre dans les Balkans Tanya Karagyozova, doctorante en Histoire culturelle, Université Paris III
  7. Être visible ou invisible : quelle violence « choisir » ? Autoreprésentations de lesbiennes Dominique Bourque, professeure, Institut d’études féministes et de genre, U. d’Ottawa
  8. Police, sexe et normativité : Le traitement policier des plaintes pour viols et agressions sexuelles Emmanuelle Melan, doctorante en criminologie, Université catholique de Louvain
  9. La contribution au débat féministe des études sur les représentations sociales de la violence dans les relations amoureuses. Le cas des adolescents-es chiliens-nes Tatiana Sanhueza, doctorante en service social, Université Laval